Pourquoi mon chien mange son caca ?

💡 L’essentiel à retenir : La coprophagie chez le chien peut révéler des carences, troubles digestifs ou causes comportementales. Identifier l’origine est crucial : 16 % des chiens adoptent ce comportement au moins une fois dans leur vie. Une consultation vétérinaire permet d’éliminer les pathologies, tandis qu’ajustements alimentaires et environnementaux restent les solutions les plus efficaces. 💡

Vous avez déjà été confronté à ce spectacle déroutant : votre chien mange caca, et vous vous interrogez sur les raisons cachées derrière ce comportement étrange ? Décryptons ici les causes méconnues de la coprophagie canine, de l’instinct maternel aux carences nutritionnelles, en passant par le stress, les parasites ou encore les déséquilibres alimentaires. Découvrez comment ce trouble, souvent lié à un mal-être ou à une mauvaise digestion, peut être résolu grâce à une approche combinant expertise vétérinaire, ajustements diététiques et méthodes éducatives bienveillantes. Un guide complet pour transformer ce problème en opportunité d’améliorer la santé et le bien-être de votre compagnon à quatre pattes.

  1. Pourquoi mon chien mange son caca ? La coprophagie décryptée
  2. Les causes médicales et nutritionnelles : un signal d’alarme à ne pas ignorer
  3. Les raisons comportementales et psychologiques derrière la coprophagie
  4. Quels sont les risques si mon chien mange du caca ?
  5. Solutions concrètes : comment stopper ce comportement ?
Illustration chien mangeant ses excréments

Pourquoi mon chien mange son caca ? La coprophagie décryptée

Qu’est-ce que la coprophagie canine ?

La coprophagie désigne le comportement d’un chien mangeant ses propres excréments ou ceux d’autres animaux. Bien que choquante pour les propriétaires, cette habitude peut avoir diverses causes. Chez les chiots, c’est souvent un réflexe temporaire hérité de leur mère, qui nettoie le nid pour protéger ses petits. Chez les adultes, cela peut refléter un stress chronique, une alimentation déséquilibrée ou une pathologie sous-jacente. Selon une étude de l’Université de Californie, 16 % des chiens présentent ce comportement à un moment de leur vie, souvent sans conséquence grave mais méritant d’être analysé.

Les différents visages de la coprophagie

La coprophagie se divise en plusieurs formes :

  • Comportementale : liée à l’ennui, l’anxiété ou l’imitation d’autres chiens. Les chiens vivant en appartement ou manquant d’interaction sociale y sont plus enclins.
  • Nutritionnelle : causée par des carences en vitamines (notamment B12) ou une mauvaise digestion. Une alimentation industrielle trop riche en amidon peut laisser des nutriments non digérés attirant l’animal.
  • Instinctive : héritée du besoin de nettoyer le nid pour éviter les prédateurs. Certains chiens reproduisent ce comportement par mimétisme, surtout en collectivité.
  • Médicale : liée à des parasites, des malabsorptions digestives ou des déséquilibres hormonaux comme l’hypercorticisme. Ce type nécessite un bilan vétérinaire complet.

Identifier la forme observée permet de cibler les solutions efficaces, en évitant les approches génériques.

Coprophagie et Pica : attention à ne pas tout mélanger

Le Pica désigne l’ingestion d’objets inanimés (cailloux, tissus), souvent lié à des carences ou à l’ennui. La coprophagie en est une forme spécifique, mais un chien qui mange ses excréments ne présente pas forcément un comportement de Pica, comme un chien qui ronge les murs. Les causes varient : un chien stressé ronge par frustration, tandis que la coprophagie peut indiquer un besoin nutritionnel ou une pathologie. Dans les deux cas, consulter un vétérinaire reste essentiel pour identifier des problèmes de santé sous-jacents ou orienter vers un comportementaliste canin. Illustration du chien et de son comportement alimentaire

Les causes médicales et nutritionnelles : un signal d’alarme à ne pas ignorer

Quand le corps envoie un signal : les causes médicales

La coprophagie peut cacher des pathologies sous-jacentes. Une étude indique que 16% des chiens adoptent ce comportement, souvent lié à des problèmes de santé. Les parasites digestifs (vers) perturbent l’absorption des nutriments, poussant l’animal à chercher des ressources alimentaires dans ses excréments.

Les troubles digestifs comme l’insuffisance pancréatique exocrine (IPE) provoquent une maldigestion. Les symptômes incluent une perte de poids malgré un appétit accru, des selles huileuses, et parfois de la coprophagie. Chez les bergers allemands ou cavaliers king charles, cette maladie nécessite un diagnostic sanguin spécifique (mesure du TLI).

Les problèmes enzymatiques modifient la flore intestinale, rendant les selles plus attractives. Un chien qui commence soudainement ce comportement mérite une consultation urgente : un changement inexpliqué doit alerter.

Une alimentation inadaptée ou de mauvaise qualité

Les carences en vitamines (notamment B) ou minéraux peuvent expliquer ce phénomène. Une alimentation industrielle trop riche en amidon ou céréales mal digérée laisse des résidus nutritifs dans les selles. Selon Wikihowces nutriments non absorbés deviennent des attracteurs.

Des repas espacés ou insuffisants créent une faim chronique. Les croquettes de mauvaise qualité, souvent avec des pommes de terre ou pois, perturbent la digestion. Le lien entre ces aliments et la coprophagie reste empirique mais observé cliniquement.

Pour corriger cela, consultez un vétérinaire. Une alimentation équilibrée, comme expliqué dans cette analyse sur l’équilibre alimentaire, est cruciale. Les compléments en levure de bière ou vitamine B12, associés à des enzymes pancréatiques en cas d’IPE, montrent des effets concrets.

Un chien en bonne santé ne mange pas ses excréments. Ce comportement est un signal à décrypter, pas à ignorer. Une prise en charge précoce évite des complications comme les parasitoses ou l’amaigrissement chronique.

Les raisons comportementales et psychologiques derrière la coprophagie

Illustration d'un chien curieux dans un environnement intérieur

L’ennui, le stress et l’anxiété : un mal-être qui s’exprime

Un chien qui s’ennuie ou manque de stimulation mentale et physique peut développer des comportements compulsifs, dont la coprophagie. Cette habitude agit comme un « occupant » pour combattre l’ennui, surtout en l’absence de jeux ou d’interactions régulières.

Le stress et l’anxiété, particulièrement l’anxiété de séparationpoussent certains chiens à ingérer leurs excréments pour se rassurer. Confiné trop longtemps ou dans un espace restreint, le chien cherche à « nettoyer » son environnement, un mécanisme de contrôle dans un univers perçu comme stressant.

Un comportement exploratoire, appris ou instinctif

Chez les chiots, la coprophagie relève souvent d’une phase d’exploration sensorielle : ils découvrent leur monde en goûtant tout ce qui se trouve à leur portée. Ce comportement disparaît généralement avec l’âge.

L’instinct maternel explique aussi ce phénomène : les chiennes consomment les déjections de leurs petits pour garder le nid propre et éviter de signaler leur présence aux prédateurs. Enfin, l’imitation joue un rôle chez les chiens vivant en groupe : un jeune peut reproduire ce geste s’il observe un congénère le pratiquer.

La peur de la punition : un cercle vicieux

Un apprentissage de la propreté mal géré peut transformer la coprophagie en réflexe de survie. Si un chien a été sévèrement réprimandé pour avoir fait ses besoins à l’intérieur, il mange ses selles pour effacer les preuves, créant un cycle difficile à rompre.

Les causes comportementales principales incluent :

  • L’ennui et le manque de stimulation
  • Le stress ou l’anxiété
  • Le comportement exploratoire du chiot
  • L’instinct de propreté
  • La peur d’être puni

Ce mécanisme de « dissimulation » révèle un besoin urgent d’adaptation : renforcer les interactions positives, éduquer sans agressivité, et enrichir l’environnement du chien pour briser ce schéma autodestructeur.

Quels sont les risques si mon chien mange du caca ?

Risques sanitaires pour les chiens mangeant des excréments

Le principal danger : la transmission de parasites et de bactéries

La consommation de caca expose les chiens à des vers intestinaux (ascarides, giardia) ou des bactéries pathogènes comme Salmonella et E. coli. Même si leur système digestif est robuste, cela peut provoquer des troubles digestifs (vomissements, diarrhée) ou une mauvaise haleine. Le risque zoonotique (transmission aux humains) est réel, surtout pour les enfants ou les personnes immunodéprimées.

Les risques varient selon l’origine des excréments

Les dangers dépendent de l’origine des excréments. Retrouvez ici les principaux risques :

Origine des excrémentsRisques principaux pour le chien
Ses propres excrémentsFaible risque, mais possible réinfestation par des vers s’il est déjà porteur.
Excréments d’un autre chienRisque élevé de parasites (giardia, coccidies) et de virus comme le parvovirus.
Excréments de chatTransmission possible de toxoplasmose. Leur teneur en protéines attire les chiens.
Excréments de cheval/vache/moutonRisque d’intoxication aux résidus de vermifuges (ivermectine), dangereux pour les Colleys.
Excréments humainsIngestion de résidus de médicaments ou de pathogènes transmissibles.

Les races porteuses de la mutation génétique MDR1 (Colleys, Bergers Allemands, Bergers Australiens) sont très vulnérables aux toxines. En cas d’ingestion de crottes de cheval ou de bétail, contactez immédiatement un vétérinaire. Ce comportement peut aussi transmettre des bactéries résistantes aux antibiotiques, compromettant les traitements futurs. Une consultation est impérative pour écarter un problème de santé sous-jacent (carence, pancréatite) et suivre un protocole adapté.

Chien mangeant ses excréments

Solutions concrètes : comment stopper ce comportement ?

Étape 1 : la consultation vétérinaire, un réflexe indispensable

Lorsque votre chien présente ce comportement inhabituel, il est crucial de contacter votre vétérinaire. Cette consultation permettra d’éliminer toute maladie digestive, carence nutritionnelle ou parasite intestinal. Le professionnel réalisera un bilan complet (analyse des selles, vérification de l’assimilation des nutriments) pour identifier des pathologies comme les gastrites chroniques ou les troubles enzymatiques. Par exemple, un chien souffrant de carence en vitamines B peut développer un appétit pour les selles d’autres animaux, riches en bactéries productrices de ces nutriments. En cas de problème médical, un traitement adapté sera proposé. Ce passage reste essentiel même si l’origine semble comportementale.

Étape 2 : adapter l’environnement et l’alimentation

  • Ramasser les excréments immédiatement après la promenade
  • Sécuriser l’accès à la litière du chat (cloisons ou emplacement inaccessible)
  • Enrichir son environnement (jouets d’occupation, puzzles alimentaires, parcours d’obstacles)
  • Privilégier une alimentation riche en protéines, facilement digestible, avec des croquettes de qualité
  • Augmenter son activité physique et mentale (promenades variées, jeux de pistage, agility)

Un régime équilibré et des activités stimulantes réduisent les opportunités de coprophagie. Pour les chiens vivant avec un chat, un bac à litière fermé ou placé dans une pièce sécurisée empêche l’accès. En cas de carence avérée, des compléments digestifs (sur avis vétérinaire) comme le Purina Pro Plan Fortiflora peuvent être intégrés. Évitez les aliments trop riches en amidon, qui rendent les selles plus attractives. Des produits comme le Copronat, pulvérisé sur la nourriture, altèrent le goût des excréments pour décourager la pratique.

Étape 3 : l’éducation positive, la seule méthode efficace

  • Ne jamais crier ou le gronder
  • Éviter de le punir physiquement
  • Ne pas lui mettre le nez dedans
  • Ne pas montrer de dégoût excessif

Privilégiez l’ordre « laisse » ou « pas toucher », distraiez-le avec un jouet attractif (comme un bâton à rapporter) et récompensez-le chaleureusement s’il s’éloigne. Comme le souligne WikiHow, la patience est essentielle. L’approche doit être cohérente : si le chien récidive, ne pas montrer de frustration et répéter l’exercice calmement. La récompense immédiate renforce les associations positives. Par exemple, offrez une friandise dès qu’il obéit, associée à des encouragements verbaux. Cette méthode, répétée régulièrement, remplace progressivement le comportement indésirable par un réflexe d’obéissance.

La coprophagie chez le chien, bien que déroutante, peut résulter de causes médicales, nutritionnelles ou comportementales. Une consultation vétérinaire est essentielle pour écarter tout problème de santé. En combinant une alimentation équilibrée, un environnement stimulant et une éducation bienveillante, ce comportement peut être atténué. La patience et la cohérence sont essentielles pour l’aider à y renoncer sans culpabilisation.

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